Pourquoi aller à Santiago?

Pour la plupart de ceux qui se mettent en route, le chemin compte autant, sinon plus, que le but. Une telle épreuve physique, qui peut durer plusieurs mois, était tombée en désuétude pendant des siècles, pour revenir à la mode, au point qu'il y a foule sur le chemin, en été, surtout à l'approche de Santiago.

On demande parfois à l'entrée des refuges d'indiquer sa motivation, parmi ces suggestions : objectif religieux, spirituel, culturel, sportif, ou autre... et certains avouent le découvrir ou l'entrevoir en suivant les autres. Même si certains pélerins s'affichent ostensiblement, la plupart restent discrets, se contentant d'arborer une coquille distinctive; pour beaucoup, c'est le chemin de la solitude.